Education positive et bienveillante

education positive

L’education positive 

Aujourd’hui, je vous parle d’éducation positive, mais aussi de parentalité bienveillante.

Etre maman ou le chamboulement d’une vie. Il y a tellement de choses qui changent quand on deviens maman et c’est une histoire qui évolue avec vous et votre enfant. Etre maman est quelque chose qui soulève beaucoup de débats avec les autres (la famille, les amis, les collègues…) et surtout qui vous touche à vous. 

Comment élever son enfant est quelque chose qu’on pense avoir clair dans sa tête pendant la grossesse et quand on en parle avec le papa mais qui s’avère bien plus complexe dans la pratique. 

Mon histoire de maman « autoritaire » à maman « cool », je vous la raconte un peu plus bas.

Devenir un parent heureux

Voici quelques questions et réponses qui vous aideront vous épanouir en tant que parent.

1. Pourquoi faisons-nous ce que nous faisons?

Notre histoire personnelle est notre ligne directrice. Ce que nous avons vécu va beaucoup influencé notre façon d’agir avec notre enfant. Nous pouvons reproduire ou aller complètement à l’opposé de comment nos parents nous ont élevés. Mais souvent pas mal de choses se jouent dans l’inconscient. Dans mon cas, j’ai été le parent fort et l’autorité depuis la naissance de ma fille. J’ai réagi en fonction de ma propre expérience. J’ai été élevé sous l’autorité de mon père, les règles étaient claires et personne en dehors de mon père ne pouvait prendre un chemin différent de celui qu’il avait décidé de prendre. Obéir à mes parents était « normal ».

2. Comment élever son enfant?

Commençons par établir un cadre clair sur les règles que vous voulez mettre en place ou non. Il est bon de penser aux choses que vous voulez que votre fille / fils apprenne de vous. C’est dans notre role de parent selon moi de réfléchir et de poser ce cadre. J’ai appris avec le temps que l’enfant aime les règles mais qu’il faut bien les définir. Un point que l’on retrouve dans beaucoup d’ouvrages sur l’education positive et bienveillante.

Vous verrez, si vous ne l’avez pas déjà remarqué, que les enfants répètent et s’inspirent tellement de ce que nous disons et de ce que nous faisons en général. Si vous criez, ils vont faire pareil quand ils seront avec leurs petits amis. Aussi comme ils ne comprennent pas tout, ils interprètent nos mots avec leur propre vision, ce qui n’est généralement pas exactement ce que vous vouliez qu’ils comprennent. On pense trop vite quand l’enfant commence à parler qu’il comprend ce que nous disons, mais il ne saurait même pas répéter parfois. Car nous parlons vite avec des mots qu’ils ne connaissent que dans un contexte précis. Notre ton et nos gestes l’emportent sur le sens, l’enfant ressent plus qu’il n’analyse entre 0 et 6 ans.

3. Comment créer une éducation positive et bienveillante?

La parentalité bienveillante est la clé pour avoir une relation épanouissante avec vos enfants à la fois pour soi et pour eux.

Devenir un parent bienveillant, c’est aider nos enfants à être la meilleure version d’eux-mêmes. Votre enfant est un miroir sur vous-meme, il vous apprendra sur vous autant que vous aurez à lui apprendre de choses sur la vie.

Etre un parent positif, cela passe par :

  1. Limiter les negations « non ou ne…pas »
  2. Ne pas prendre les choses personnellement, votre enfant ne le fait pas « exprès »
  3. Séparer l’enfant de ses actes, différencier l’être et le faire.
  4. Accueillir ses émotions avec douceur et tendresse

Des règles que vous retrouverez dans le petit guide de Pomme d’Api.

Image créée avec Canva - Providence Doucet

Devenir un parent bienveillant

Comme mentionné plus haut, l est important d’être conscient du schéma d’éducation que nous avons reçu et de ne pas forcément le répéter. 

Chaque enfant est différent et ne réagira pas de la meme manière à une même éducation. Cela se vérifie dans les fratries. Ensuite il faut savoir que nous interprétons la façon dont nous avons été élevés d’un point de vue adulte aujourd’hui, nous devrions nous mettre à la place de ce petit enfant qui faisait face à cette grande personne. Quand on tente de se souvenir de notre ressenti d’enfant, on entre dans l’empathie et cela change tout.

Nos enfants ont le pouvoir de provoquer notre égo comme n’importe qui d’autre, déclenchant toute notre réactivité émotionnelle. A travers notre relation intime avec eux, nous sommes exposés à notre immaturité, ils sont révélateurs de nos faiblesses. Dr Shefali

Etre bienveillant implique de repenser nos priorités entre des règles liées à des contraintes extérieures et le ressenti de nos enfants.

 

Image créée avec Canva

Ma fille, par exemple, n’a pas conscience de la saleté, que ce soit pour manger ou quand elle passe du jardin à la maison, elle ne ressent jamais le besoin de se laver les mains ou de ne pas en mettre partout sur son visage et ses vêtements. Cela m’a beaucoup énervé (et continue à me surprendre) mais j’ai accepté que pour elle, cela n’avait pas d’incidences. Elle n’a pas encore la notion de propreté. Je pense que cela lui viendra mais si je la « gronde » (et je l’ai eu fait maintes fois) cela ne fait que perturber son apprentissage de la propreté. Elle n’apprends pas par elle-même, elle ne fait que répondre à ma demande. Comme cela ne vient pas d’elle-même, elle ne pourra pas le faire « naturellement ».

Etre parent, c’est devenir responsable pour nos enfants de leur éducation et de leur apprentissage de la vie.

Apprendre est une suite de répétitions mais aussi d’échecs. Quand votre enfant ne réussit pas quelque chose, il faut l’encourager à recommencer pour faire mieux, cela vous semble normal, non? Et si on applique cette règle à tous les moments, avec douceur et tendresse, je vous assure cela devient merveilleux.

Les lectures que je vous conseille :

  • « Pour une enfance heureuse. Repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau » de Catherine Gueguen
  • « Les lois naturelles de l’enfance » de Celine Alvarez
  • « Conscious Parenting » de Dr Shefali
  • Des conseils vous en trouverez mais la difficulté est de les mettre en oeuvre. J’avais acheté beaucoup de livres sur l’education positive et le développement de l’enfant afin de trouver des outils pour devenir une meilleure maman.

J’ai eu du mal à les lire et je trouvais sur le moment peu d’exemples parlants, la théorie m’étais difficile à appréhender. 

Aujourd’hui quand je m’y replonge, tout prends forme et je m’y retrouve à 100%. J’applique les mêmes comportements proposés. Ma volonté de donner à ma fille une education bienveillante, une base solide d’amour et de confiance en elle m’ont poussé à changer.

Mais je dois avouer que le livre de Celine Alvarez est vraiment surprenant et motivant. Il ouvre une grande porte au changement dans notre façon d’éduquer nos enfants dès le plus jeune age.

Image créée avec Canva

De l’autorité à la parentalité positive, mon histoire

  • Etre autoritaire

Comme je le disais au debut de l’article, j’ai été éduqué sous l’autorité paternelle et j’ai donc reproduit « naturellement » ce schéma avec ma fille. Etant souvent seule avec ma fille, je tenais ce role d’autorité dans beaucoup de situations du quotidien pour « poser des règles ».

Et j’ai beaucoup lutté avec cette autorité que j’ai. J’ai été dure et très stricte avec elle, c’est un état des lieux, je ne peux pas revenir en arrière.

Tout ceci me semble clair comme de l’eau de roche aujourd’hui mais il m’a fallu du temps pour prendre de la distance face à mes actes et comprendre ce qui me faisait agir si fortement face aux crises de ma fille. Quand Emma ne m’écoutait pas, je m’énervais brutalement, criait sur elle, je ne me sentais pas respectée et je n’acceptais pas qu’elle ne suive pas mes règles comme je le faisais enfant. Elle faisait ressortir en moi mon manque de confiance et d’amour.

J’apprendrais plus tard comment on pose des règles à un enfant sans s’énerver.

Il a donc été très difficile de changer mes réactions quand Emma à 2 ans disait non à beaucoup de mes demandes, quand elle pleurait pour tout ce qui ne lui allait pas ou simplement quand elle faisait quelque chose que je ne comprenais pas où je ne supportais pas qu’elle ne m’écoute pas. Même si je ne voulais pas, je lui ai crié dessus, je me cognais contre le mur, si bien que je me faisait mal. Je ne savais pas comment gérer, je me sentais incapable de gérer ma fille, je me sentais incomprise, je prenais son «non» comme un échec dans mon rôle éducatif.

Pendant très longtemps, Emma pleurait si je la punissais. Si je lui disais qu’elle était puni, que je l’accompagnais dans sa chambre, c’était horrible, elle pleurait, se trainait par terre. Je ne pouvais pas comprendre qu’elle avait peur de ne pas être aimé de moi, je pensais qu’elle me défiait et n’acceptait pas mes règles!

Je me répète mais tout ce que j’explique ici j’ai mis trop de temps à le comprendre, à pouvoir trouver des moyens de changer car je répétais ce que j’avais vécu en pensant que ce n’était pas « normale » que ma fille réagisse comme elle le faisait.

  • Le tournant

Lorsque vous faites quelque chose mais que vous vous sentez déchirée du fond du coeur, vous cherchez de l’aide et des outils pour changer. Alors à force de vouloir comprendre et trouver une solution à nos crises, je me suis rendu compte que tout partait d’un sentiment de peur. Peur de ne pas être écouté, peur de passer du temps, peur d’être jugé … J’ai eu ce moment de flash avec ma fille quand je me plaignais à elle qu’elle ne m’écoutait pas, j’ai réalisé juste à cet instant que j’agissais basé sur ma propre peur qu’elle ne m’obéisse pas.

Alors je choisis de m’arrêter et de recommencer en me concentrant sur mon amour pour elle. Et cela a fait une énorme différence. J’ai commencé à penser à ce que je devrais faire pour lui montrer mon amour au lieu de lui exposer mes peurs. Pour communiquer avec elle sur la base de l’amour et de la tendresse que je veux partager avec elle, de l’amour que je veux qu’elle reçoive, de l’amour que je dois lui apprendre à vivre!

  • Une maman en pleine conscience

Je me suis beaucoup battu pour pouvoir changer, pour trouver des moyens d’être plus douce et sereine.

J’ai lu pas mal de livres, écoute des interviews et je continue encore aujourd’hui mais surtout j’écoute mon cœur et moins ma raison.

Je veux être une mère aimante qui câline et câline encore, peu importe ce qui se passe. 

Je peux maintenant accepter son «non», comprenant qu’elle ne me nie pas mais qu’elle a peur de ne pas être aimée. Je me suis rendu compte que la confiance en soi dont je manque, je dois trouver la façon de donner à ma fille les clefs pour qu’elle n’en manque pas.

Devenir parent, un chemin de vie

Etre parent c’est un voyage, une épopée surement et tous les jours, j’avance pas à pas mais je suis si fier des progrès que j’ai fait.

Je ne suis pas une maman ultra-cool mais je suis heureuse de dire que j’ai réussi à changer. Je me concentre sur ce que je veux que ma fille ressente et devienne en grandissant. Ce n’est pas toujours facile de savoir quelle est la priorité (j’ai parfois encore trop de règles comme bien manger à table, ranger, ne pas faire répéter, dire merci etc…)

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